Prier assis ou debout dans la prière surérogatoire

Fiqh islamique > La prière > Les prières surérogatoires : rawatib, tarawih, witr et duha > Prier assis ou debout dans la prière surérogatoire

Sommaire :

Mis à jour le 06 octobre 2026

Les savants sont unanimes qu'il est permis d'accomplir le tatawwu assis tout en étant capable de se tenir debout, car le tatawwu est un bien permanent, et si on exigeait de lui la station debout, ce bien cesserait d'être entretenu (Charh Mouslim, 6/10 ; al-Majmou', 3/231 ; Bada'i' al-Sana'i', 1/297 ; al-Bahr al-Ra'iq, 2/67 ; Hachiyat al-Tahtawi, 1/265 ; Hilvat al-Oulama, 2/120 ; al-Majmou', 3/232 ; Fath al-Bari, 2/585 ; Oumdat al-Qari, 7/160 ; Dourr al-Houkkam, 2/30 ; Nihayat al-Mouhtaj, 1/471 ; Nayl al-Awtar, 3/99). Et parce que beaucoup de gens trouvent pénible la longueur de la station : si elle était exigée dans le tatawwu, la plupart le délaisseraient ; le Législateur a donc toléré d'y délaisser la station, pour encourager à le multiplier, comme il a toléré de le faire sur la monture en voyage (al-Moughni, 1/443 ; I'lam al-Mouwaqqi'in, 1/303).

La preuve en est sa parole (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) :

La prière de celui qui est assis est la moitié de la prière de celui qui est debout.

Hadith sahih : Ibn Maja (1230) et d'autres

Al-Nawawi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : ce hadith s'entend de la prière surérogatoire accomplie assis en étant capable de se lever : il a alors la moitié de la récompense de celui qui est debout ; mais s'il prie le nafl assis à cause de son incapacité à se lever, sa récompense n'est pas diminuée, elle est plutôt égale à celle qu'il aurait debout (Charh Mouslim, 6/13). Et Aïcha (qu'Allah l'agrée) a rapporté : « Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) priait assis et récitait assis ; quand il restait de sa récitation l'équivalent de 30 ou 40 versets, il se levait et récitait debout, puis il s'inclinait, puis se prosternait, puis il faisait de même dans la deuxième raka » (Mouslim, 731).

Il a aussi été rapporté, par une autre voie, le choix entre s'incliner et se prosterner debout ou assis, le Messager (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) ayant fait les 2 : Aïcha a ajouté qu'elle n'avait jamais vu le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) prier la prière de nuit assis jusqu'à ce qu'il vieillisse : il récitait assis, puis quand il voulait s'incliner, il se levait, récitait environ 30 ou 40 versets, puis s'inclinait (Boukhari, 1097 ; Mouslim, 731). Et d'elle : « Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) priait une nuit longtemps debout et une nuit longtemps assis ; quand il récitait debout, il s'inclinait et se prosternait debout, et quand il récitait assis, il s'inclinait et se prosternait assis » (Mouslim, 730).

S'il commence le tatawwu debout puis veut s'asseoir, ou le commence assis puis veut se lever, cela est permis selon Abou Hanifa, par préférence juridique (istihssan), et selon Malik, al-Chafi'i et Ahmad : car il est en acte volontaire, libre entre se lever et s'asseoir au début ; il en est de même après l'entame, puisqu'il reste en acte volontaire ; et les hadiths d'Aïcha rapportés plus haut le confirment. Abou Youssouf et Muhammad, des hanafites, ont dit que cela ne lui est pas permis. Al-Kasani a dit : c'est là le raisonnement analogique (qiyas), car l'entame est contraignante, à l'image du vœu : s'il vœu de prier 2 rakas debout, il ne lui est pas permis de s'asseoir sans excuse ; il en est de même s'il entame debout.

À leur parole que l'entame est contraignante, on répond : l'entame n'est pas contraignante par détermination légale ; elle ne le devient que par nécessité, afin de préserver de la nullité ce qui s'est constitué en adoration ; or ce qui s'est constitué demeure adoration par la subsistance de la base restante de la prière, non par la subsistance de la caractéristique restante : le tatawwu assis étant globalement permis, la réalisation de la station dans ce qui reste n'est donc pas requise. Il ne lui est donc pas obligatoire de faire plus de 2 rakas, car l'accomplissement se dispense de l'ajout, contrairement au vœu, qui est l'objet de l'obligation légale : s'il s'oblige avec la caractéristique, elle devient obligatoire pareillement (Bada'i' al-Sana'i', 1/297 ; Ma'ani al-Athar, 1/291 ; al-Bahr al-Ra'iq, 2/68 ; Dourr al-Houkkam, 2/30 ; Oumdat al-Qari, 7/205 ; Charh Mouslim, 6/11 ; Hilvat al-Oulama, 2/120 ; Kachchaf al-Qina', 1/441 ; Nayl al-Awtar, 3/101 ; al-Insaf, 2/188).

Il a été rapporté d'Abou Hanifa qu'il n'est pas permis de prier la sunna de Fajr ni le tarawih assis, car chacun des 2 est une sunna confirmée (Ibn Abidin, 2/14 ; al-Bahr al-Ra'iq, 2/98).

Les autres pages du pilier

À explorer aussi sur le site

بسم الله الرحمن الرحيم mer. 24 Rabi' 2
الأربعاء 24 ربيع الآخر
هلال متناقص Dernier Croissant Jour 25.5 / 29.5
Illumination 17%
Nouvelle lune dans 4 jours
لا إله إلا الله Pas de divinité sauf Allah

إِنَّ ٱللَّهَ وَمَلَٰٓئِكَتَهُۥ يُصَلُّونَ عَلَى ٱلنَّبِىِّ ۚ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ صَلُّوا۟ عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا۟ تَسْلِيمًا

Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez, priez sur lui et adressez [lui] vos salutations.

Sourate Al-Ahzab, verset 56

Prière sur le Prophète ﷺ