Islam > Coran > Tajwid > Jugement de l'alif
La première lettre : l'alif.
Le premier état : l'alif maintenue dans la graphie, à l'arrêt et dans la liaison, comme dans la première figure ; on s'y arrête avec le maintien, comme {يَكَادُ سَنَا بَرْقِهِ} ¹.
Elle compte huit types :
L'alif dans tous ces types est maintenue à l'arrêt, pour son maintien dans la graphie, et supprimée en liaison.
L'alif maintenue dans la graphie et supprimée dans la liaison, avec permission des deux avis à l'arrêt, c'est-à-dire le maintien et la suppression : cela ne concerne qu'un seul mot, « salâsila », dans {إِنَّا أَعْتَدْنَا لِلْكَافِرِينَ سَلاسِلا} ¹ dans l'insurrection (al-Insân). L'avis de son maintien à l'arrêt suit son maintien dans la graphie et s'accorde avec la lecture de celui qui la porte le tanwîn ; car lorsqu'on s'y arrête, on s'arrête avec le maintien. Quant à l'avis de la suppression, il est contre la règle et prend en compte la liaison ², car elle est supprimée lorsqu'on la lie.
L'alif maintenue dans la graphie et supprimée à l'arrêt et dans la liaison, contre la règle : cela concerne deux mots.
Le premier : « Thamûd », en quatre endroits :
Le maintien de l'alif dans la graphie y autorise la lecture de celui qui la porte le tanwîn en liaison : lorsqu'on s'y arrête, on substitue le tanwîn par un alif ; et sa suppression à l'arrêt suit sa suppression en liaison, contre la règle.
Le second : « qawârîr » au deuxième endroit de {قَوَارِيرَ مِنْ فِضَّةٍ} ⁷ dans l'insurrection (al-Insân). L'alif des deux mots est donc supprimée à l'arrêt et en liaison.
Comme dans la deuxième figure précédente : {يؤتَ} de {وَلَمْ يُؤْتَ سَعَةً مِنَ الْمَالِ} ⁸ dans al-Baqara, dont l'alif est supprimée par le jussif ; {وَانْهَ} de {وَانْهَ عَنِ الْمُنْكَرِ} ¹ dans Luqmân, dont l'alif est supprimée par la forme (de l'impératif) ; {بِمَ} de {فَنَاظِرَةٌ بِمَ يَرْجِعُ الْمُرْسَلُونَ} ². Tout « mâ » interrogatif sur lequel est entrée une particule de génitif a son alif supprimée dans la graphie : « bima, lima, fîma, 'ammâ, mimmâ » ; mais on s'arrête sur les trois premiers avec le sâkina du mîn allégé, et sur les deux derniers avec son sâkina et le chadda.
Note 1 : sourate an-Nûr, 43.
Note 2 : sourate an-Nisâ', 176.
Note 3 : sourate al-Baqara, 177.
Note 4 : sourate al-Ahzâb, 37.
Note 5 : sourate al-Baqara, 53.
Note 6 : sourate Sâd, 46.
Note 7 : voir {نهاية القول المفيد في علم التجويد}, p. 201, 202.
Note 8 : sourate an-Nisâ', 1.
Note 9 : sourate al-Mâ'ida, 41.
Note 1 : sourate an-Nûr, 31.
Note 2 : sourate az-Zukhruf, 49.
Note 3 : sourate ar-Rahmân, 31.
Note 4 : sourate al-Ahzâb, 10.
Note 5 : sourate al-Ahzâb, 66.
Note 6 : sourate al-Ahzâb, 67.
Note 7 : sourate al-Insân, 15.
Note 8 : verset 32.
Note 9 : verset 15.
Note 10 : sourate al-Baqara, 61.
Note 11 : sourate an-Nisâ', 23.
Note 12 : sourate al-Isrâ', 76.
Note 13 : sourate al-A'râf, 188.
Note 14 : sourate Tâhâ, 14.
Note 15 : sourate al-Kahf, 28.
Note 1 : verset 4.
Note 2 : voir {العميد في علم التجويد}, p. 195.
Note 3 : sourate Hûd, 68.
Note 4 : sourate al-Furqân, 38.
Note 5 : sourate al-'Ankabût, 38.
Note 6 : sourate an-Najm, 51.
Note 7 : sourate al-Insân, 16.
Note 8 : sourate al-Baqara, 247.
Note 1 : sourate Luqmân, 17.
Note 2 : sourate an-Naml, 35.
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Mis à jour le 01 octobre 2026