Islam > Coran > Tajwid > Hâ' du féminin à l'arrêt
La tâ' du féminin est soit dans un verbe, soit dans un nom.
Si elle est dans un verbe, elle est écrite avec la tâ' mağrûra, c'est-à-dire ouverte, selon l'accord des savants. Sur ce, l'arrêt ne se fait sur elle que par la tâ', comme dans la parole du Très-Haut : {وَأُزْلِفَتِ الْجَنَّةُ لِلْمُتَّقِينَ} ¹, {وَدَّتْ طَائِفَةٌ} ² et {وَقَالَتْ لِأُخْتِهِ قُصِّيهِ} ³. Elle s'appelle alors tâ' at-tanîth (tâ' du féminin), car elle sert à indiquer le féminin de l'agent.
Si elle est dans un nom, la règle d'origine et l'usage le plus courant est qu'elle soit écrite avec la tâ' marbûta et qu'on l'y prononce ainsi, et l'arrêt se fait sur elle par le hâ'. C'est pourquoi elle s'appelle hâ' at-tanîth, comme : rahma, ni'ma, janna, sans différence entre le rasm des mashaif uthmani et le rasm de l'écriture courante.
Il y a toutefois dans les mashaif uthmani des mots qui sont sortis de cette règle et qui ont été écrits avec la tâ' mağrûra, c'est-à-dire ouverte ; l'arrêt s'y fait alors par la tâ', en cas de respiration courte ou dans un contexte d'enseignement ou d'examen, conformément à leur rasm dans le mas'haf, en tâ'. Et ils sont de deux catégories.
Note 1 : sourate ach-Chou'arâ, 90.
Note 2 : sourate Âl 'Imrân, 69.
Note 3 : sourate al-Qaṣaṣ, 11.
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Mis à jour le 01 octobre 2026