Islam > Coran > Tajwid > Les degrés des madd
Les degrés des madd varient selon la variation de leurs causes du point de vue de la force et de la faiblesse : si la cause est forte, le madd est fort, et si la cause est faible, le madd est faible. Les degrés sont au nombre de cinq :
L'érudit cheikh Ibrâhîm Chahhâta as-Samnûdî (qu'Allah le préserve) réunit les cinq degrés dans sa parole :
أقوى المدود لازم فما اتصل ... فعارض فذو انفصال فبدل
« Le plus fort des madd est le lâzim, puis celui qui est lié... puis le 'ârid, puis celui à séparation (le munfasil), puis le badal »
Le madd lâzim est le plus fort de tous ces madd pour l'originarité de sa cause, qui est le sukûn établi en liaison comme à l'arrêt, pour la réunion de celui-ci avec lui dans un seul mot ou dans une lettre, et pour la fixité de son madd dans un état unique, qui est six mouvements.
Le muttasil est au deuxième degré pour l'originarité de sa cause, qui est la hamza, et pour la réunion de celle-ci avec lui dans un seul mot, sauf qu'il varie dans la durée de son madd.
Le 'ârid li-s-sukûn est au troisième degré pour la réunion de sa cause, qui est le sukûn, avec lui dans un seul mot, sauf que le sukûn y est accidentel ; la durée de son madd y varie entre le madd, le tawassut et le qasr.
Le munfasil est au quatrième degré pour la séparation de sa cause d'avec lui, qui est la hamza, et parce qu'il varie aussi dans la durée de son madd.
Le badal est au dernier degré car, pour tous les madd précédents, leur cause vient après eux, tandis que la cause du madd badal le précède. De même, tous les madd précédents sont originels et ne sont pas substitués à autre chose, à la différence du madd badal, qui est substitué à la hamza le plus souvent ¹.
Note 1 : de « Al-'Amîd fî 'ilm at-tajwîd », p. 102, 103, avec adaptation.
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Mis à jour le 01 octobre 2026