Islam > Coran > Tajwid > Sakt et qat' chez Hafs
Le sakt dans la langue : l'interdiction. On dit : l'homme sakata (s'est tu) du discours, c'est-à-dire qu'il s'en est abstenu¹.
En terminologie : l'interruption de la voix sur le mot coranique un très bref instant, sans reprendre le souffle, d'une durée de deux mouvements. Il est conditionné par la transmission auditive (samâ') et le rapport (naql), comme l'a dit l'imam Ibn al-Jazrî : il n'est donc permis que dans ce que la transmission a établi².
Le sakt a été rapporté comme obligatoire d'après Hafs en quatre endroits, au sens où, si le lecteur lie le mot à ce qui suit, il n'a alors d'autre choix que le sakt. Voici ces endroits :
Le signe du sakt dans le muçhaf est la lettre « س » placée sur le mot où le sakt est requis, comme on le voit dans les exemples.
L'imam ach-Châtibi a désigné ces endroits en disant :
وسكتة حفص دون قطع لطيفة ... على ألف التنوين في عوجا بَلا
وفي نون من راق ومرقدنا ولا ... م بل ران والباقون لا سكت موصلا
Le sakt a également été rapporté d'après Hafs comme permis (jawâz) en deux endroits :
Premièrement : le sakt entre les deux sourates al-Anfâl et Barâ'a (at-Tawba), qui est l'un des trois modes dont le débat a déjà eu lieu : le qat' (la coupure), le sakt et le waçl (la liaison).
Deuxièmement : le sakt sur le hâ' de « ماليه » dans la parole du Très-Haut {مَا أَغْنَى عَنِّي مَالِيَهْ، هَلَكَ عَنِّي سُلْطَانِيَهْ} ⁵ dans la sourate al-Hâqqa. Il est donc permis à Hafs de faire le sakt ou de ne pas le faire en état de liaison, et le sakt est le mode prioritaire dans l'exécution.
Note 1 : du livre {نهاية القول المفيد في علم التجويد}, p. 153.
Note 2 : voir : {النشر في القراءات العشر}, « t. 1, p. 337 ».
Note 1 : les deux versets : 1 et 2.
Note 2 : le verset 52.
Note 3 : le verset 27.
Note 4 : le verset 14 ; le propos sur la sagesse du sakt obligatoire viendra plus loin, p. 293.
Note 5 : les deux versets : 28 et 29.
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Mis à jour le 01 octobre 2026