Islam > Coran > Tajwid > Lam qamariya et lam chamsiya
C'est la lâm connue comme la lâm de définition (lâm at-ta'rîf) qui entre dans les noms, et elle est toujours superflue à la structure du mot, qu'on puisse maintenir le mot sans elle comme {الْأَرْضِ} ¹, ou que ce ne soit pas possible comme {الَّذِينَ} ². L'ajout du « al » dans ce cas est indispensable, au sens que la lettre ne peut jamais quitter le mot qui la contient, et ce type a pour jugement l'idghâm obligatoire si une lâm la suit, comme : {الَّذِي} ³, {الَّتِي} ⁴, {وَالَّذَانِ} ⁵, {الَّذَيْنِ} ⁶, {الَّذِينَ} ⁷, {اللَّائِي} ⁸, {اللَّاتِي} ⁹ ; et l'izhâr obligatoire si la suivent un yâ' ou une hamza, comme dans {وَالْيَسَعَ} ¹⁰, {الْآنَ} ¹¹ ; et dans tout cela elle ne quitte jamais le mot¹².
Quant au « al » dont on peut maintenir la structure du mot sans elle, elle a, devant les lettres de l'alphabet, deux états :
Le « al » y est appelé lâm qamariya (lunaire), et elle se distingue par quatorze lettres réunies dans la formule du cheikh al-Jamazûrî : « ابْغِ حَجَّكَ وخَفْ عَقِيمَهُ », et ce sont : la hamza, le bâ', le ghayn, le hâ', le jîm, le kâf, le wâw, le khâ', le fâ', le 'ayn, le qâf, le yâ', le mîm et le hâ'.
Lorsqu'une de ces quatorze lettres suit la lâm de « al », son izhâr est obligatoire et on l'appelle izhâr qamarî (lunaire), et la lâm est appelée lâm qamariya ; la marque en est l'apparition du sukûn sur la lâm.
Et la raison de son nom d'izhâr qamarî : c'est par voie d'analogie ; la lâm y a été comparée à l'étoile et les quatorze lettres à la lune, par le point commun de l'apparition de chacune avec l'autre et de la non-dissimulation avec elle¹.
Et la cause de l'izhâr de la lâm avec ces lettres est l'éloignement du point d'articulation de la lâm des points d'articulation de ces quatorze lettres.
Le « al » y est appelé lâm chamsiya (solaire), et elle se distingue par les quatorze lettres restantes de l'alphabet (que l'auteur d'at-Tuhfa a réunies dans les initiales des mots de ce vers) :
طِبْ ثم صِلْ رَحِماً تفُزْ ضِفْ ذَا نِعَمْ ... دعْ سوءَ ظّنٍ زُرْ شريفاً للكرمْ
et ce sont : le tâ', le thâ', le sâd, le râ', le tâ', le dâd, le dhâl, le nûn, le dâl, le sîn, le dhâ', le zây, le chîn et la lâm.
Lorsqu'une de ces quatorze lettres suit la lâm de « al », son idghâm est obligatoire et on l'appelle idghâm chamî (solaire), et la lâm est appelée lâm chamsiya ; la marque en est l'absence de sukûn sur la lâm et l'apposition d'une shadda sur la lettre qui la suit.
Et la raison de son nom d'idghâm chamî : c'est par voie d'analogie : la lâm y a été comparée à l'étoile et les quatorze lettres au soleil, par le point commun de la dissimulation de chacune avec l'autre et de la non-apparition avec elle¹.
Et la cause de l'idghâm de la lâm dans ces lettres est l'identité avec la lâm et la proximité avec les autres lettres.
Est venu parmi les exemples précédents le terme de la Majesté : « Allah », et sa dérivation comme suit : son origine est « ilâh » ; le « al » y est entré et il est devenu « al-ilâh », puis la deuxième hamza a été supprimée pour l'allègement et il est devenu « al-lâh », puis la lâm de « al » a été fondue dans le deuxième lâm par identité et il est devenu « Allâh », puis la lâm a été emphatisée pour la vénération après le fatha et la damma, sans la kasra, par convenance avec l'atténuation, et il est devenu : « Allâh »¹.
Note 1 : sourate al-Baqara, 22.
Note 2 : sourate al-Baqara, 25.
Note 3 : sourate al-Baqara, 120.
Note 4 : sourate Yûsouf, 23.
Note 5 : sourate an-Nisâ', 16.
Note 6 : sourate Foussilat, 29.
Note 7 : déjà mentionné.
Note 8 : sourate al-Mujâdala, 2.
Note 9 : sourate Yûsouf, 50.
Note 10 : sourate al-An'âm, 86.
Note 11 : sourate Yûsouf, 51.
Note 12 : du livre {الجديد في أحكام التجويد}, « vol. 2, p. 14 », avec adaptation.
Note 1 : voir {العميد في علم التجويد} p. 51.
Note 1 : sourate al-Hujurât, 14.
Note 2 : sourate al-Isrâ', 1.
Note 3 : sourate al-Ma'ârij, 14.
Note 4 : sourate al-Hâqqa, 1.
Note 5 : sourate al-Qalam, 17.
Note 6 : sourate al-Baqara, 2.
Note 7 : sourate al-Bourouj, 14.
Note 8 : sourate at-Tahrîm, 3.
Note 9 : sourate al-Fajr, 1.
Note 10 : sourate al-Baqara, 255.
Note 11 : sourate al-Qamar, 1.
Note 12 : sourate al-Mâ'ida, 3.
Note 13 : sourate al-Hashr, 24.
Note 14 : sourate Âl 'Imrân, 73.
Note 1 : du livre {العميد في علم التجويد} p. 53.
Note 2 : sourate al-A'râf, 157.
Note 3 : sourate al-Baqara, 22.
Note 4 : sourate al-Baqara, 238.
Note 5 : sourate ar-Rahmân, 1.
Note 6 : sourate at-Tawba, 112.
Note 7 : sourate ad-Douhâ, 1.
Note 8 : sourate al-Ahzâb, 35.
Note 9 : sourate al-Moulk, 15.
Note 10 : sourate al-Insân, 1.
Note 11 : sourate al-Hashr, 23.
Note 12 : sourate al-Fath, 6.
Note 13 : sourate at-Tîn, 1.
Note 14 : sourate ach-Chams, 1.
Note 15 : sourate al-Baqara, 7.
Note 1 : du livre {العميد في علم التجويد} p. 53.
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Mis à jour le 01 octobre 2026