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Nûn sâkina et tanwîn : définitions et règles

La définition du nûn sâkina

C'est le nûn exempt de voyelle, établi dans la prononciation et l'écriture, en liaison et à l'arrêt ; il se trouve dans les noms, les verbes et les particules, et il peut être médian ou final.

Il peut être originel, appartenant à la construction du mot, comme dans « أنعم » ; et il peut être ajouté à l'origine du mot et à sa construction, comme dans « فانفلق », dont l'origine du verbe est « فَلَقَ » sur le schéma « فَعَلَ »¹.

La définition du tanwîn

C'est un nûn sâkina ajouté qui s'attache à la fin du nom dans la prononciation et en liaison, et qui s'en distingue dans l'écriture et à l'arrêt ; sa marque : deux fatha, ou deux kasra, ou deux damma.

Son jugement en cas d'arrêt : les deux fatha sont substituées en permanence par un alif, sauf si elles se trouvent sur un hâ' de féminité, comme : {إِلَّا رَحْمَةً مِنْ رَبِّكَ} dans al-Isrâ', sur lequel on s'arrête avec le hâ' sans tanwîn ; quant aux deux damma et aux deux kasra, on y supprime le tanwîn et l'on s'arrête sur elles avec un sukûn, sauf dans la parole du Très-Haut : {وَكَأَيِّنْ} où cela s'est produit, car ils l'ont écrite avec un nûn².

La présence du mîm de l'iqlâb avec l'une des trois voyelles ne doit pas nous induire en confusion ; car elle tient lieu de la seconde voyelle du tanwîn.

La différence entre le nûn sâkina et le tanwîn

La différence entre le nûn sâkina et le tanwîn se trouve en cinq points qui apparaissent par la réflexion sur leurs définitions, les voici :

  1. Le nûn sâkina est une lettre originelle parmi les lettres de l'alphabet, et elle peut être l'une des lettres ajoutées, comme nous l'avons illustré plus haut ; quant au tanwîn, il ne peut être qu'ajouté à la construction du mot.
  2. Le nûn sâkina est établi dans la prononciation et l'écriture ; quant au tanwîn, il est établi dans la prononciation sans l'écriture.
  3. Le nûn sâkina est établi en liaison et à l'arrêt ; quant au tanwîn, il est établi en liaison sans l'arrêt.
  4. Le nûn sâkina se trouve dans les noms, les verbes et les particules ; quant au tanwîn, il ne se trouve que dans les noms seuls.

    S'y excepte le nûn de renforcement léger (nûn at-tawkîd al-khafîfa), qui n'est survenu qu'à deux positions dans le Coran, les voici : {وَلِيَكُونًا مِنَ الصَّاغِرِينَ} ¹, {لَنَسْفَعًا بِالنَّاصِيَةِ} ² ; car c'est un nûn et non un tanwîn, du fait de son rattachement au verbe ; bien qu'elle ne soit pas établie dans l'écriture ni à l'arrêt comme le tanwîn, elle est donc un nûn sâkina semblable au tanwîn³.

  5. Le nûn sâkina peut être médian et final ; quant au tanwîn, il ne peut être que final.

Le nûn sâkina et le tanwîn ont quatre règles, les voici :

  1. L'izhâr
  2. L'idghâm
  3. L'iqlâb
  4. L'ikhfâ'

L'imam ibn al-Jazarî a fait allusion à ces règles dans sa parole :

وحكمُ تنوينٍ ونونٍ يلفى ... إظهار إدغام وقلب إخفا

Le propos sur le jugement de chacune viendra en détail.

Notes de bas de page du livre

Note 1 : voir le livre {أحكام القرآن} du cheikh al-Husarî, p. 152.

Note 2 : voir {النَّشْر}, « t. 2, p. 162 ».

Note 1 : sourate Yûsouf, 32.

Note 2 : sourate al-'Alaq, 15.

Note 3 : du livre {العميد في علم التجويد} du cheikh Mahmoud Bassa, p. 18.

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Mis à jour le 01 octobre 2026

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