Islam > Coran > Tajwid > Madd tabi'i (le madd naturel)
Il est appelé madd tabi'i (naturel) : c'est celui dont la lettre de madd ne peut exister par elle-même, et le mot ne se maintient correctement qu'en sa présence ; il suffit qu'y soit présente une des trois lettres de madd, sans hamza avant elle, ni hamza ni sukûn après elle.
Et la durée de son madd : deux mouvements, le mouvement étant de la mesure de la contraction du doigt ou de son extension, dans un état moyen, ni rapide ni avec lenteur¹.
Il est appelé madd asli (originel) en raison de son caractère originel par rapport aux autres madd ; cela pour son maintien sur un état unique, qui est le madd de deux mouvements seulement, et parce que la lettre de madd elle-même ne peut exister sans lui, et parce qu'il ne dépend d'aucune des causes qui seront mentionnées à l'occasion du madd far'i.
Il est aussi appelé tabi'i (naturel) ; car celui qui possède une nature saine ne l'augmente ni ne le diminue de plus de deux mouvements.
Le madd tabi'i vient sous trois types :
Le premier : la lettre de madd est établie en liaison (wasl) et en arrêt (waqf), qu'elle soit médiane comme : {مَالِكِ} ¹, {يُوصِيكُمْ} ², {بِيَمِينِهِ} ³, ou extrême comme : {وَضُحَاهَا} ⁴, {قَالُوا} ⁵, {وَأُمْلِي} ⁶ ; qu'elle soit établie dans l'écriture ou supprimée comme il a été illustré.
De ce type font aussi partie les cinq lettres alphabétiques se trouvant dans les ouvertures des sourates, venues sous deux lettres dont la seconde est une lettre de madd, et que l'auteur d'at-Tuhfa a réunies dans sa parole « حَيٌّ طَهُورَ », comme le hâ' de « hm » au début des Hawâmîm (il en sera parlé en détail).
Le second : la lettre de madd est établie dans l'arrêt sans la liaison, et cela pour les alif substituées au tanwîn nasob, comme : {عَلِيمًا حَكِيمًا} ⁷, à l'arrêt.
De même les alif portant un sukûn prolongé comme : {أَنَا نَذِيرٌ} ⁸, {لَكِنَّا هُوَ اللَّهُ رَبِّي} ⁹, {الظُّنُونَاْ}, {الرَّسُولا}, {السَّبِيلا} dans al-Ahzâb¹⁰, {كَانَتْ قَوَارِيرَ} ¹¹, à l'arrêt.
De même les madd qui sont supprimés en cas de liaison par crainte de la rencontre des deux sâkina, et établis à l'arrêt. Exemple de l'alif : {وَقَالا الْحَمْدُ لِلَّهِ} ¹² ; exemple du yâ' : {وَمَا فِي الأَرْضِ} ¹³ ; exemple du wâw : {قُلِ ادْعُوا اللَّهَ} ¹⁴.
Le troisième : la lettre de madd est établie dans la liaison sans l'arrêt, comme : {إِنَّهُ هُوَ} ¹, {بِهِ بَصِيرًا} ². Et ce type de madd tabi'i est appelé madd as-sila, et il est propre au hâ' du pronom qui sera traité plus loin. Sa marque : un petit wâw après le hâ' moussov.
Note 1 : voir « Nihâyat al-Qawl al-Mufîd fî 'ilm at-tajwîd », p. 133.
Note 1 : sourate al-Fatiha, 4.
Note 2 : sourate an-Nisâ', 11.
Note 3 : sourate al-Inchiqâq, 7.
Note 4 : sourate ach-Chams, 1.
Note 5 : sourate al-Moudaththir, 43.
Note 6 : sourate al-Qalam, 45.
Note 7 : sourate al-Ahzâb, 1.
Note 8 : sourate al-Moulk, 26.
Note 9 : sourate al-Kahf, 38.
Note 10 : les versets : 10, 66, 67.
Note 11 : sourate al-Insân, 15.
Note 12 : sourate an-Naml, 15.
Note 13 : sourate Tâhâ, 6.
Note 14 : sourate al-Isrâ', 110.
Note 1 : sourate al-Isrâ', 1.
Note 2 : sourate al-Inchiqâq, 15.
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Mis à jour le 01 octobre 2026