Islam > Coran > Tajwid > Lâm al-amr
C'est la lâm sâkina superflue à la structure du mot et qui entre sur le verbe présent pour le transformer en forme d'impératif, à condition qu'elle soit précédée d'un thumma, du wâw ou du fâ. Exemple de celle précédée de thumma : {ثُمَّ لْيَقْضُوا تَفَثَهُمْ} ; exemple de celle précédée du wâw : {وَلْيُوفُوا نُذُورَهُمْ} ¹ ; exemple de celle précédée du fâ : {فَلْيَمْدُدْ بِسَبَبٍ إِلَى السَّمَاءِ} ².
Son jugement : l'izhâr obligatoire sans condition, comme le jugement du nom.
Si l'on dit : pourquoi as-tu fondu la lâm dans {التَّائِبُونَ} ³ et non dans {فَلْتَقُمْ طَائِفَةٌ} ⁴ ?
La réponse : la lâm dans {التَّائِبُونَ} est la lâm de définition, fréquente dans le Coran, au contraire de la lâm de l'impératif qui est rare, et son izhâr n'y comporte pas de peine, comme il a été précédemment noté pour le cas de la lâm al-fi'l.
Remarque : sache que les lettres de l'alphabet qui suivent les lâms sâkina sont au nombre de vingt-huit, après exclusion des trois lettres de madd (comme le nûn sâkina et le tanwîn, et le mîm sâkina), par crainte de la rencontre des deux sâkina, comme il a été précédemment noté.
Et l'auteur d'at-Tuhfa a indiqué les deux premiers types par sa parole :
للامِ أل حالانِ قبلَ الأحرفِ ... أولاهما إظهارُها فلتَعْرِفِ
قبلَ ارْبع معْ عَشْرَةٍ خُذْ عِلْمَهُ ... من ابغ حَجَّك وخَفْ عَقيمهُ
ثانيهما إدغامُها في أربعِ ... وعشرةٍ أيضًا ورمزَها فَعِي
طِبْ ثمَّ صِلْ رحمًا تفزْ ضِفْ ذا نِعمْ ... دعْ سُوءَ ظَنٍّ زُرْ شريفًا للكَرمْ
والَّلامَ الُاولَى سمِّها قمْرِيَّةْ ... والَّلامَ الُاخْرى سمِّها شمسيَّةْ
وأَظهرنَّ لامَ فعلٍ مُطلقًا ... في نحو قلْ نعم وقلْنا والْتقى
Sens : la lâm de « al » a deux états devant les lettres : le premier est de la rendre apparente (apprends-le devant quatre et dix lettres, dont la science se prend de « ibghi hajjaka wa-khaf 'aqîmah ») ; le second est de la fondre dans quatre et dix autres également (leur symbole est le vers « tib thumma sil rahîman tafuz dif dhâ ni'am, da' sû'a zannin zur charîfan lil-karm ») ; la première lâm, nomme-la qamariya, et la seconde lâm, nomme-la chamsiya ; et rends la lâm du verbe apparente en absolu, comme dans « qoul na'm », « qoulnâ » et « al-taqâ ».
Et l'auteur de Lâli' al-Bayân a résumé les cinq jugements par sa parole :
ألْ في ابغ حجك وخف عقيمهُ ... أظهر وكن في غيرها مدغمه
واللامَ من فعلٍ وحرفٍ أظهرا ... لا قل وبل فأدغمنهما برا
ومعهما في اللامِ هل وأظهرا ... في اسم لامِ الأمر أيضًا قررا
Sens : le « al » de « ibgha hajjaka wa-khaf 'aqîmah » : rends-le apparent, et fonde-le dans tout le reste ; la lâm du verbe et la lâm du mot-outil : rends-les apparentes, sauf « qoul » et « bal » qu'il faut fondre purement ; avec elles, il a rendu apparente la lâm de « hal », et pour la lâm du nom et la lâm de l'impératif, il a également statué l'izhâr.
Note 1 : sourate al-Hajj, 29.
Note 2 : sourate al-Hajj, 15.
Note 3 : sourate at-Tawba, 112.
Note 4 : sourate an-Nisâ', 102.
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Mis à jour le 01 octobre 2026