Islam > Coran > Tajwid > La sagesse des sept ahruf
La sagesse de la révélation du Noble Coran selon les sept ahruf se résume en ceci : les Arabes, chez lesquels le Coran fut révélé dans leur langue, avaient des langues différentes et des dialectes variés, et il était difficile à chacun d'eux de délaisser son dialecte, celui dans lequel il avait grandi et auquel sa langue s'était habituée pour le discours, au point que cela devint une nature parmi ses natures et une disposition parmi ses dispositions, si bien qu'il ne pouvait s'en détourner vers un autre.
Si Allah le Très-Haut les avait chargés de contredire leurs dialectes, cela leur aurait été pénible et serait devenu du devoir insupportable à supporter. Sa miséricorde, le Très-Haut, envers cette communauté exigea donc qu'Il allège et facilite pour elle la mémorisation de son Livre et la récitation de sa constitution, comme Il a facilité pour elle l'affaire de sa religion. Il permit alors à Son Prophète de faire réciter à sa communauté le Coran selon sept ahruf, et le Prophète (que les prières et la paix d'Allah soient sur lui et sa famille) faisait réciter chaque tribu selon ce qui convenait à sa langue et s'accordait à sa langue¹.
Il se peut aussi que la sagesse en soit, entre autres, que cela constitue un miracle pour le Prophète attestant la véracité de sa mission : le Prophète (que les prières et la paix d'Allah soient sur lui et sa famille) récite le Noble Coran selon ces sept ahruf et ces dialectes multiples, alors qu'il est le Prophète illettré qui ne connaît que le dialecte de Quraych.
Note 1 : tiré du livre « al-Wâfî » du cheikh 'Abd al-Fattâh al-Qâdî, avec aménagement, p. 7-8.
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Mis à jour le 01 octobre 2026