Islam > Coran > Tajwid > Ikhfa
L'ikhfa shafawi a une seule lettre : le bâ'. Lorsque le mîm sâkina est suivi du bâ' (et cela ne se produit qu'entre deux mots), l'ikhfa est autorisé : on l'appelle ikhfa shafawi (ikhfa labial), et il s'accompagne obligatoirement de la ghounna.
{وَمَن يَعْتَصِم بِٱللَّهِ} (al 'Imrân, 101) ; {وَهُم بِٱلْـَٔاخِرَةِ} (al-A'râf, 45) ; {رَبَّهُم بِٱلْغَيْبِ} (al-Moulk, 12).
Quant à son nom d'ikhfa : c'est parce que le mîm sâkina est dissimulé (yukhfâ) à la rencontre du bâ', en raison de la proximité entre les deux lettres : elles se réunissent au niveau du point d'articulation et partagent la plupart des caractéristiques. L'ikhfa en cette situation aboutit à la facilité de la prononciation.
Quant à son nom de shafawi (labial) : c'est parce que le mîm et le bâ' sortent tous deux des lèvres. Ce jugement est l'avis choisi par les maîtres de l'exécution (ahl al-adâ'), tandis qu'un groupe a opté pour l'izhâr ; mais cet avis contredit l'avis le plus juste, en raison du consensus sur l'ikhfa à l'iqlâb.
L'auteur de Nihâyat al-Qawl al-Mufîd dit : sache que l'ikhfa se divise en deux : un ikhfa de mouvement, et un ikhfa de lettre¹.
L'ikhfa du mouvement consiste en sa partialisation (ta'bîdh), comme dans {لا تَأْمَنَّا} de la sourate Yûsuf. Deux récitations sont rapportées d'al-imâm Hafs pour ce verset : la première est ar-rawm : consister à donner les deux tiers du mouvement ; la seconde est al-ichmâm : joindre les lèvres après le sukûn de la lettre. C'est ici la première récitation qui est visée, c'est-à-dire le rawm que certains appellent al-ikhtilâs.
Quant à l'ikhfa de la lettre, il est de deux types :
Fin de citation.
Note 1 : sourate al 'Imrân, 101.
Note 2 : sourate al-A'râf, 45.
Note 3 : sourate al-Moulk, 12.
Note 1 : voir « Nihâyat al-Qawl al-Mufîd fî 'ilm at-tajwîd », p. 127, avec adaptation.
← Retour au sommaire du tajwid
Mis à jour le 01 octobre 2026